Délais indicatifs par type de projet
Ces fourchettes correspondent à la durée du chantier une fois lancé, hors phase de devis, d'autorisations et d'approvisionnement. Elles sont indicatives : un même projet peut varier selon l'état initial et les finitions choisies.
| Projet | Durée indicative du chantier |
|---|---|
| Rafraîchissement (peinture, sols) | Quelques jours à 1 semaine |
| Salle de bain | 2 à 3 semaines |
| Cuisine | 2 à 4 semaines |
| Rénovation complète d'un appartement | 2 à 4 mois |
| Rénovation lourde d'une maison | 4 à 6 mois et plus |
| Extension / surélévation | 5 à 9 mois et plus |
Ce qui rallonge réellement les délais
La durée affichée par l'artisan ne couvre souvent que la pose. Plusieurs phases s'ajoutent : Avant le chantier : obtention des devis, délai de rétractation éventuel, autorisations d'urbanisme (1 à 3 mois), commande et livraison des matériaux (parfois plusieurs semaines pour des produits spécifiques). Pendant le chantier : enchaînement des corps de métier (un plombier doit passer avant le carreleur, l'électricien avant le plaquiste…), temps de séchage (chapes, enduits), et aléas (découverte d'un problème caché, malfaçon à reprendre, météo pour l'extérieur). Plus il y a de corps de métier, plus la coordination devient le facteur déterminant. C'est souvent là, et non sur la pose elle-même, que se jouent les retards.
Faire inscrire les délais au devis
Pour ne pas rester dans le flou, exigez que le devis ou le contrat mentionne : — une date de début et une durée prévisionnelle du chantier ; — idéalement un planning par phase pour les projets à plusieurs corps de métier ; — une clause de pénalités de retard, qui prévoit une indemnité par jour ou par semaine de dépassement non justifié. Les pénalités de retard ne sont dues que si elles sont prévues par écrit. Sans clause, un retard ouvre droit à réparation seulement si vous prouvez un préjudice, après mise en demeure. Mieux vaut donc cadrer ce point avant de signer.
Que faire en cas de retard important ?
Si le chantier prend un retard anormal et injustifié : 1. Demandez par écrit un point d'avancement et un planning de rattrapage. 2. Sans réaction, envoyez une mise en demeure par lettre recommandée AR fixant un délai pour reprendre ou terminer. 3. Appliquez les pénalités prévues au contrat, le cas échéant. 4. Si le retard se transforme en abandon, vous disposez de recours spécifiques (faire exécuter les travaux par un tiers, résolution du contrat). Un retard ponctuel et expliqué (intempéries, livraison) est normal ; un silence prolongé après relances, non.